Faits saillants
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Survol national
Dans le cadre de la Stratégie du G8 pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle par Internet, le Canada honore son engagement envers les enquêtes et les poursuites liées à l’ESE. Un soutien financier supplémentaire a été apporté au Centre national de coordination contre l’exploitation des enfants (CNCEE) de la GRC, dans le but d’augmenter la capacité des agences de l’application de la loi d’enquêter sur ces crimes. Le CNCEE est le point de contact quant aux plaintes, particulièrement celles qui sont liées à la pornographie juvénile dans Internet, et à l’acheminement de ces plaintes aux agences de l’application de la loi pertinents, afin qu’ils puissent procéder à l’enquête. Le CNCEE collabore avec divers ministères gouvernementaux et organismes d’application de la loi internationaux et avec d’autres organismes qui s’engagent à protéger les enfants. Le Canada a mis en application certaines mesures législatives en vue de lutter contre l’ESE, y compris celles liées au tourisme sexuel impliquant des enfants, à la prostitution chez les enfants, à la possession de pornographie et à l’incitation dans Internet à l’intention des enfants.
Dans bon nombre des provinces, les services de police reconnaissent le besoin de lutter contre l’ESE à partir d’une perspective intégrée. Un équipe intégré de lutte contre l’exploitation des enfants (GILEE) a été financé dans plusieurs provinces, et on s’attend à ce que d’autres services soient mis sur pied. Par conséquent, une initiative du GILEE au Manitoba et le Cyberaide.ca, un mécanisme de communication en ligne sur la pornographie juvénile dans Internet et d’autres formes d’exploitation sexuelle des enfants, serve d’exemples d’intervention efficaces multi-organismes. Ces mesures ont pour but de réduire les défis auxquels les agences de l’application de la loi doivent faire face dans leurs efforts pour lutter contre l’ESE. Par exemple, l’augmentation de pornographie juvénile dans Internet entraîne aussi un plus grand nombre d’enquêtes éventuelles que doivent mener les agences de l’application de la loi. De plus, la participation de plusieurs compétences à l’échelle nationale et internationale vient compliquer les enquêtes.
Les progrès technologiques, plus particulièrement Internet et l’augmentation de la mise en mémoire dans l’ordinateur, qui inclues aussi les supports externes (soit les lecteurs de disque dur et les appareils portatifs tels que les assistants numériques personnels (ANP), facilitent l’accès accru à la pornographie juvénile au Canada et à l’étranger, ainsi que la publicité relative aux destinations du tourisme sexuel impliquant des enfants. En conséquence, les réseaux de criminels sont apparus dans Internet afin d’y échanger de la pornographie juvénile, d’acquérir des connaissances avec l’aide d’autres collectionneurs et d’apprendre comment éviter d’être découverts par les agences de l’application de la loi, d’obtenir davantage d’images et de créer de la pornographique juvénile. De plus en plus, des réseaux de pornographie juvénile gèrent des sites Web payants. Ces sites entraînent des profits pour les gestionnaires du site, tandis que les collectionneurs de pornographie juvénile continuent à enrichir leurs collections.
À travers le pays, la prostitution chez les enfants est signalée le plus souvent dans de grands centres urbains, plus particulièrement à Toronto et à Vancouver. Sa présence a par contre été signalé dans d’autres régions de la Colombie-Britannique, en Saskatchewan, au Québec et en Nouvelle-Écosse. Dans une certaine mesure, la prostitution chez les enfants est liée aux bandes de rue. Les enfants qui prennent part à la prostitution sont âgés de 10 à 18 ans. La moyenne d’âge est de 14 ans, ce qui équivaut à l’âge nubile au Canada.
Perspectives
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