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Autres aspects surveillées et éléments nouveaux

Bandes de rue

Faits saillants

  • Les bandes de rue continueront de soulever de plus en plus de préoccupations pour la police en raison de la combinaison que forment le recrutement, le nombre de participants et leurs actions violentes.

Survol national

Les bandes de rue n’étaient pas perçues comme une menace importante au moment de leur apparition dans les grandes villes canadiennes. Toutefois, la police comprend de mieux en mieux la menace qu’elles posent.

D’un point de vue historique, les bandes de rue se trouvent surtout dans les grands centres urbains tels que Vancouver, Toronto et Montréal. Cependant, elles sont de plus en plus présentes dans des petites villes, des régions rurales et des réserves autochtones. Les structures organisationnelles et les capacités des bandes vont des activités criminelles non structurées et de bas étage, telles que les voies de fait, le vol à l’étalage et l’intimidation, à des activités criminelles plus structurées et d’un niveau supérieur sur le plan de la criminalité, telles que le trafic de stupéfiants établi et les réseaux de prostitution.

Des opérations policières conjointes, récemment mises sur pied, ciblant précisément les bandes de rue sont en cours en Alberta, en Ontario et au Québec.

Les capacités des bandes de rue varient selon les endroits au pays, mais leur niveau et leur portée sont généralement limitées à des activités non structurées, spontanées et se déroulant dans la rue. Les produits de la criminalité qui en découlent sont rarement réinvestis, le cas échéant. La nature fluide et transitoire des bandes de rue limite également leur stabilité et la cohésion du groupe. Toutefois, plusieurs bandes de rue sont de plus en plus organisées et raffinées du point de vue criminel, et on pourrait les considérer comme de nouveaux groupes du crime organisé. Ces groupes restent actifs dans le trafic de stupéfiants et la prostitution et commencent à se livrer à la contrefaçon de chèques et à la fraude sur les cartes de débit, principalement dans le cadre d’activités de bas niveau qui consistent à voler des numéros d’identification personnels (NIP) et à écrémer des cartes. On sait que des bandes font leur propre promotion dans des sites Web et comptent des membres qui ont des connaissances spécialisées en informatique qui peut leur permettant de faciliter leurs activités criminelles.

De nombreuses bandes soutiennent et facilitent les activités criminelles de groupes du crime organisé mieux établis, tels que les bandes de motards criminalisées ou les groupes du crime organisé de souche asiatique en se livrant à la revente de stupéfiants et au recouvrement de dettes.

Bien que plusieurs bandes de rue soient fortement associées à une identité ethnique, on voit de plus en plus de bandes multiethniques. Des membres de bande écroués se livrent au recrutement pour la bande ainsi qu’à des activités criminelles à l’intérieur des établissements correctionnels fédéraux et provinciaux, et exercent occasionnellement une influence sur les activités de la bande à l’extérieur de ces établissements. Un certain nombre de membres mûrissent d’un point de vue criminel en prison et connaissent manifestement mieux les tactiques policières à leur sortie de prison. Des membres de bandes de rue sont reconnus d’essayer d’intimider les agents de police et les agents de correction.

Les bandes de rue font régulièrement appel à la violence pour contrôler leurs membres, protéger la bande ou son territoire et s’enrichir. Parmi les formes courantes que revêt la violence, on trouve les menaces, l’intimidation, l’utilisation d’armes, les fusillades au volant d’une voiture et les meurtres. Le niveau de violence et le nombre de rivalités entre bandes se sont sensiblement accrus au cours des dernières années. La nature souvent publique de la violence exercée par les bandes de rue pose un risque potentiel pour la sécurité des collectivités.

En Colombie-Britannique, on trouve une concentration de bandes de rue dans la région du Lower Mainland. Les bandes de rue sont principalement actives dans le trafic de stupéfiants, dont la marihuana et la cocaïne. Elles se livrent également à la fraude, à des violations de domicile et à la culture de la marihuana.

Les bandes de rue dans les Prairies sont nombreuses et constituent une menace criminelle, surtout en ce qui concerne le trafic de stupéfiants fournis par les BMC et les groupes du crime organisé de souche asiatique. En Alberta, certaines bandes continuent d’être impliquées dans la revente de la marihuana, de la cocaïne purifiée et des méthamphétamines. En Saskatchewan, les bandes commettent des voies de fait, des vols de véhicules et font le trafic des stupéfiants. Au Manitoba, un certain nombre de bandes de rues sont actives dans le trafic de la cocaïne purifiée dans la région de Winnipeg.

En Ontario et au Québec, surtout dans la Région du Grand Toronto et la région de Montréal, le nombre de bandes de rue est en hausse. Des bandes du Manitoba continuent d’influer sur les activités des bandes du nord-ouest de l’Ontario. Des opérations fructueuses menées contre des BMC au Québec et en Ontario permettent aux bandes de rue d’élargir leur part du marché des stupéfiants. On sait également que quelques bandes plus structurées ont des réseaux interprovinciaux de prostitution et de trafic de stupéfiants. Parmi celles-ci, mentionnons le réseau de prostitution à grande échelle d’adolescentes, dirigé par une bande de rue de Québec, que les services de police du Québec ont récemment démantelé.

Bien qu’elles soient peu présentes dans les provinces de l’Atlantique, on sait que certaines bandes de rue sont actives en Nouvelle-Écosse et au Nouveau- Brunswick. Ces bandes se livrent principalement à la revente de stupéfiants.

Perspectives

  • Les bandes de rue d’un peut partout au pays continueront à recruter plus de membres chez les jeunes les plus vulnérables.
     
  • Certaines bandes de rue pourront s’adapter à des activités criminelles plus raffinées.
     
  • Les membres de bande et les associés continueront à protéger violemment leurs territoires et leurs marchés. Cela pourrait à l’éclatement de conflits sur le contrôle des marchés criminels locaux et même interprovinciaux.

Technologie et criminalité

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